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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:52

A l'heure ou certains découvrent que la Tunisie était une dictature, (sic) il est bon de rappeler que la Chine, si séduisante, n'est pas régie par la douceur:

La France a déploré aujourd'hui "les actes d'intimidation" à l'égard des journalistes étrangers, notamment français, malmenés et brutalement repoussés du village où le militant chinois des droits de l'Homme Chen Guangcheng est assigné à résidence.

"S'agissant des journalistes français qui s'étaient rendus dans le Shandong pour s’enquérir de la situation de Chen Guangcheng, la France déplore les actes d’intimidation dont ils ont fait l’objet", a dit lors d'un point-presse régulier la porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, Christine Fages. Interrogée sur ce refoulement brutal, Mme Fages a rappelé que "la France rappelle le droit des journalistes d’exercer leur profession librement".

Chen Guangcheng, militant aux côtés des Chinois les plus démunis, a été passé à tabac la semaine dernière par la police après avoir dénoncé dans une vidéo clandestine les conditions carcérales de son assignation à résidence, avait affirmé l'ONG Chinese Human Rights Defenders (CHRD). L'avocat autodidacte de 39 ans, aveugle, avait révélé des pratiques abusives de stérilisation de milliers de femmes et d'avortements tardifs et forcés.*

Un porte-parole de la diplomatie chinoise avait refusé aujourd'hui de condamner le fait que des journalistes des médias américains New York Times et CNN, et français, Le Monde, RFI et Le Nouvel observateur, aient été malmenés et refoulés. Le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC - organisation "illégale" aux yeux de Pékin) a dénoncé l'action de "groupes de sbires violents" et l'inaction de la police.

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